Nourrir le cheval athlète

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'organisme du cheval athlète est soumis à divers stress tout au long de sa saison de course ou compétition :

  • Entraînements soutenus et compétitions fréquentes qui sollicitent l'appareil cardio-vasculaire, les tissus musculaires et tendineux ainsi que l'ensemble de l'appareil locomoteur,
  • Transports et changements de lieux fréquents qui occasionnent du stress, impactant les défenses immunitaires du cheval,
  • Changements d'alimentation.


Il n'est pas rare qu'une saison de concours soit compromise pour l'une des raisons suivantes :
baisse de forme
boiterie
perte d'état
pathologies respiratoires (toux, ...)
troubles digestifs (coliques chroniques, ulcères, ...)
affections musculaires (raideurs, myosites, ...)
...


La nutrition joue un rôle essentiel dans la prévention de certaines de ces affections. La plupart de ces problèmes peuvent être évités ou amoindris en appliquant un programme alimentaire adapté, en synergie bien sûr avec un entraînement et un planning de compétition en adéquation avec le potentiel et le niveau de votre cheval.

QUELQUES CONSEILS POUR NOURRIR UN ATHLÈTE :

1. FOURRAGES FOURRAGES FOURRAGES !


Votre cheval a beau être un athlète, il n'en reste pas moins un herbivore.
Nous préconisons les fourrages à volonté s'ils sont de bonne qualité, même sur les athlètes.
Les fourrages sont la première source d'énergie de votre ration et la plus économique. Ils sont garants d'une bonne hygiène mentale et digestive de votre cheval.
Laissez à disposition un bon foin de prairie, sain (sans poussières ni moisissures), récolté de préférence au stade fin épiaison pour garantir un niveau d'énergie adéquate. Si vous en avez la possibilité, rapprochez vous de votre conseiller pour faire réaliser des analyses régulières et contrôler sa valeur nutritionnelle.


Recommandations : apporter 1,5 à 2 kg MS de foin pour 100 kg de poids vif,
soit, entre 8 et 11 kg pour un cheval de 550 kg

Quid des autres fourrages ? Enrubannés ? Foin de luzerne ? Foin de Crau ?
Tout va dépendre de leur qualité et de leur composition.
En ce qui concerne le foin de luzerne et l'enrubanné il est conseillé de les rationner du fait de leur richesse en énergie et en sucres solubles. Rapprochez-vous de votre conseiller pour définir la bonne quantité à apporter.

 

2. BONNES PRATIQUES ALIMENTAIRES :


 


On privilégie souvent plus la qualité de l'aliment à sa façon de le distribuer, or les pratiques alimentaires ne sont pas à négliger.

 

- Faire des transitions alimentaires pour tout changement d'aliment (les fourrages sont également concernés lorsque l'on passe par exemple d'un foin à un enrubanné ou entre 2 foins de compositions très différentes).
Faire des transitions sur 7 à 10 jours en faisant évoluer la ration de 20 % tous les 2 à 3 jours de façon à ce que la flore digestive puisse s'adapter. Un changement trop brusque entraînera un stress au niveau digestif allant d'une moins bonne valorisation de l'aliment à l'apparition de coliques ou autres troubles digestifs.

- Commencer la journée par un repas de foin :


Au petit matin, alors que vous poussez la porte des écuries et que vous êtes accueilli par des hennissements impatients qu'on pourrait traduire par :"On a faim!" Ayez bien en tête que, tout comme vous au saut du lit, votre cheval est à jeun depuis plusieurs heures. Les derniers brins de la ration de foin du soir sont déjà loin.

Nous conseillons d'attaquer par un repas de fourrages. Celui-ci va préparer le système digestif à accueillir les aliments qui suivront et dont la digestion est beaucoup plus acidogène et donc agressive pour les parois de l'estomac. Si une petite quantité de foin est déjà présente ce dernier au moment de l'ingestion des aliments, le pH digestif sera beaucoup plus stable et la digestion plus efficace.

De façon générale il convient d'éviter au maximum les périodes de jeun, néfastes pour l'estomac et une bonne hygiène digestive. A l'état naturel le cheval passe 14 à 16h par jour à manger. Son système digestif est adapté à ce mode de vie.

Distribuer 2 à 3 repas de foin par jour, à intervalles réguliers et répartissez la ration d'aliment sur 3 repas également.

- Ne pas changer d'aliment la veille ou pendant une compétition

Il faudra au minimum 48h à l'aliment après ingestion pour être assimilé et procurer une partie de ses bienfaits.
Pour une préparation de fond et voir les réels effets du changement d'aliment, on parle généralement de 2 mois. C'est le temps qu'il faut pour voir l'impact sur la masse musculaire, les réserves corporelles ou encore la récupération et la forme du cheval.
Le mash est à considérer autrement. Il s'agit plus d'un repas "récompense", aux vertus hydratantes. On pourra donc le distribuer une fois de temps en temps en substitution de l'un des trois repas.

Il est également contre indiqué d'augmenter la ration la veille d'une grosse épreuve ou pendant un week-end de concours. Au besoin et sur avis de votre conseiller, incorporer un aliment complémentaire/top feeding quelques jours avant une échéance pour apporter une autre source d'énergie ou refaire les réserves en glycogène musculaire.

Enfin, à la suite d'un gros effort ou d'un gros week-end de concours, il est d'usage de baisser la ration du soir (en aliment) et privilégier un gros apport de fourrages pour favoriser la récupération de l'organisme au profit de la digestion.

- Régularité :

Distribuez les repas de foin et concentrés à horaires fixes et toujours dans le même ordre.

- Contaminants alimentaires et compétition :

Les Substances Naturelles Alimentaires Prohibées (SNAP) sont connues comme étant présentes dans certaines matières premières ou pouvant s'y retrouver de façon accidentielle.
Ces substances sont considérées comme dopantes par par le codes des courses et de la Fédération Equestre Internationnale lorsqu'elles sont détectées dans l'organismes suite à un contrôle. Chaque substance bénéficie d'un seuil de totérance.
Les principales sources sont le cacao, le café, le thé et certaines plantes (oeillets, pavots, datura, morelle noire, roseaux, cannes, belladone).

Précautions pour prévenir l'apparation de ces substances dans la ration de votre cheval :
Séléctionner des aliments fabriqués sous charte qualité spécifique visant à prévenir les risques de contamination (séléction du type et de l'origine des matières premières), procédures de fabrication intégrant la gestion des risques de contamination croisée, plan de contrôle pour l'analyse des matières paremières et des produits finis par le Laboratoire des Courses Hippiques.

Les aliments Horse Up sont fabriqués sous charte OQALIM (Guide de Bonnes Pratiques de la Fabrication des Aliments Composés), intégrant le socle cheval pour la prévention des risques de contamination par des SNAP.

- Autre règles de bonnes pratiques :
conservation des aliments, nettoyage de containers et silos de stockages, ...

Un guide complet a été édité par le CNEF et est disponible sur leur site.

3. CHOISIR UN ALIMENT ADAPTE

Il est conseillé de distribuer au cheval athlète, pratiquant la compétition de façon régulière à un niveau amateur et professionnel, un concentré pour chevaux de compétition et plus spécifiquement, élaboré pour le type d'effort auquel il est confronté.

 

- Des aliments concentrés en énergies : la valeur UFC des aliments de compétition est souvent comprise entre 0,9 et 1 UFC. Cela permet de couvrir les dépenses énergétiques sans avoir à distribuer de grosses quantités d'aliment.

 

 

 



Premièrement parce que le système digestif du cheval valorise mieux les petits repas.
Deuxièmement, pour limiter les apports d'amidon par repas. La recommandation est de ne pas dépasser les 100g d'amidon/repas/100 kg de poids vif pour éviter les problèmes d'acidose et assurer une glycémie optimale.

Plus le repas est volumineux et riche en amidon (présent principalement dans les céréales) plus le temps de séjour dans l'estomac est élevé. La digestion de l'amidon induit la production d'acides gras volatils. Ceux-ci agressent en autre les muqueuses de l'estomac. C'est pourquoi on privilégie de petits repas concentrés et on utilise différentes sources d'énergies (glucides, lipides, fibres).

- Un ratio glucides/lipides adapté au type d'effort :


Pour les chevaux de saut d'obstacle par exemple, soumis à un effort de puissance plus qu'à un effort de fond, on privilégiera les sources d'énergie rapidement assimilables (glucides). L' apport d'un certain niveau de lipides de bonne qualité pour couvrir les dépenses en phase d'entraînement et d'échauffement permet également d'épargner les réserves de glycogène musculaire, principales sources d'énergie lors des efforts anaérobies.

XTREM STAR est recommandé pour les chevaux athlètes de saut d'obstacle, dressage et concours complet.

Les chevaux soumis à des efforts de fond comme les chevaux d'endurance, parcourant jusqu'à 160 km dans une journée en compétition, ont besoin majoritairement de sources d'énergie "lentes" telles que les fibres et les matières grasses.

STAMIN UP est recommandé pour les chevaux athlètes d'endurance.

Les mécanismes énergétiques mis en jeu lors de ces différents types d'effort sont en réalité bien plus complexes et la recherche équine n'a pas encore fini de faire le point dans ce domaine.
Plus les années avances, plus les recommandations se précisent sur la qualité et la quantité de nutriments à apporter pour couvrir tels ou tels type d'effort.
Notre service recherche et développement réalise une veille active pour ajuster ses formules aux nouvelles recommandations, de façon à vous procurer les aliments les plus performants.

- Une supplémentation minérale spécifique :

Des apports spécifiques en minéraux, vitamines, oligo-éléments et acides aminés seront nécessaires pour satisfaire et soutenir les besoins métaboliques du cheval pratiquant une activité physique soutenue.

Masses musculaires, système respiratoire et cardio-vasculaire, appareil locomoteur, système immunitaire, appareil digestif, lorsque l'organisme augmente sont niveau d'activité, c'est par le biais de tous ces mécanismes qu'il faudra alors soutenir pour éviter coups de barre, crampes, raideurs, problèmes de récupération, problèmes digestifs, affections respiratoires, ...

C'est pourquoi les aliments pour chevaux de compétition enregistrent des niveaux de minéraux et vitamines plus importants apportés bien souvent par des sources plus assimilables (organiques par exemple).
La plupart sont également supplémentés en pro ou prébiotiques. Ces micro nutriments agissent dé façon bénéfique sur la flore microbienne avec pour objectif de l'équilibrer, la renforcer ou encore de bloquer certains agents pathogènes naturellement présents dans les aliments.

 

Lire l'article sur ALHURONE XTREM

 

Article mis en ligne le 29/10/2015.



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